pour mieux comprendre le blocus de la frontière indo/népalaise                                    retour

Un retour sur 2015 pour rappeler ce qui s'est passé au Népal.

Le 25 avril et le 12 mai, deux séismes laissent un lourd bilan : 

  • plus de 9 000 morts
  • au moins 15 000 blessés
  • 800 (?) disparus 
  • plus de 400 000 déplacés
  • 605 000 maisons détruites
  • des villages rayés de la carte
  • 8 millions de Népalais touchés par les conséquences de la catastrophe (selon ONU)
Les secours s'organisent tant bien que mal, et apportent  un peu de réconfort aux sinistrés.
La mousson n'arrange rien et certains travaux sont arrêtés.
En fin de compte un chaos humanitaire.

Le 21 septembre, la concience des politiques s'éveille enfin, après moults péripéties durant sept années,
la première Constitution Démocratique est adoptée, qui instaure une république divisée en sept provinces fédérales. Mais aux yeux des critiques, cette dernière serait bâclée, certains s'opposent à la perte de l'identité hindoue de la nation, d'autres dénoncent le tracé des provinces en estimant que la représentation des minorités ethniques est lésée.

Des manifestations de protestations se soldent par 40 morts (comme si les 9 000 ne suffisent pas).
Ce qui cloche, c'est la légitimité de cette Constitution  puisque le texte a été imposé par seulement  trois partis principaux, qui ont exclus les groupes ethniques de la plaine du Teraï. Dans cette région qui longe l'Inde , les paysans "Madeshis"  et les "Tharus" s'opposent à la création des provinces par crainte d'être mis à l'écart. 

L'Inde s'est dite préoccupée par la possibilité d'un débordement des violences sur son territoire, et 
les Népalais s'agacent de voir l'Inde "interférer" dans leurs affaires, sachant que le pays est l'objet d'une guerre d'influences entres la Chine et l'Inde.

Depuis le 24 septembre, selon le gouvernement indien , la frontière indo-népalaise est bloquée par des manifestants, mais une autre version dit que les autorités indiennes auraient décidé d'un blocus, ce qui semblerait plus plausible.

Ceci dit, quelles sont les conséquences de cette situation ? 

  • plus de transport de marchandises 
  • pénuries de carburants et combustibles, de biens de consommation
  • situation sanitaire désastreuse
  • arrêt des aides internationnales
  • ralentissement voire arrêt de la reconstruction du pays 
  • tourisme inexistant
  • fermetures de commerces 
  • mortalités suite au froid et à la malnutrition
  • pénuries de médicaments et de vaccins
mais également plus de 200 000 familles vivent toujours dans des abris temporaires à une altitude de plus de 1500 mètres. 

Le 1 er décembre l'Unicef a averti que plus de 3 millions d'enfants risquent la mort ou la maladie 
pendant les mois les plus rigoureux de l'hiver et que 125 000 nouveaux-nés pourraient être en danger aux 
cours des deux  prochains  mois. 

Aujourd'hui 19 janvier 2016 une nouvelle réunion s'est soldée par un échec des négociations.

Pourquoi cet acharnement ? 

Comme souvent l'Inde profite de ce genre de situation interne du Népal, afin d'imposer son diktat, mais aujourd'hui c'est la destruction de l'économie du Népal afin de mieux asservir ses 28 millions d'habitants,
otages des "politiques".

Rappelons nous 1949, le Tibet, et soyons vigilants et solidaires de nos amis Népalais. 

En conclusion

au dela des raisons "politiques" il y a la raison " HUMANITAIRE ", malheureusement oubliée, baffouée, 

mais une chose est certaine  


Evitons un nouveau drame Humain