retourL'artisanat                                

L'artisanat népalais

L'artisanat est très développé au Népal, les Népalais sont d'ailleurs de véritables artistes en ce qui concerne la peinture de tankas (peintures religieuses), la sculpture, la confection d'objets en papier mâché... Lors de diverses manifestations (fête du monde à Mulhouse, marchés aux puces en été, projections de films, repas népalais, expositions) nous proposons à la vente de nombreux objets à des prix modérés (boîtes en papier mâché, bijoux, tankas, encens, tissus imprimés...) Ce sont des cadeaux idéaux et originaux pour Noël et autres occasions. N'hésitez pas à nous contacter si vous désirez acquérir de tels objets.



    Statues et statuettes     Dévotion et méditation    Vêtements et tissus                              
                          Sacs - pochettes                Papier mâché

                                                      Divers   



Encens Tibétains

La tradition dit qu'il y a 2500 ans, le Bouddha aurait élaboré lui-même les recettes de ses encens. Les secrets de fabrication se seraient transmis de génération en génération de « maîtres des encens » à disciples. Le Bouddha a mis ainsi à la disposition de ses disciples un outil puissant de méditation et de guérison. Chez les Tibétains les encens sont répartis en deux catégories : les encens de méditation et les encens médicinaux. Les encens médicinaux jouent un grand rôle dans leur pharmacopée. En effet, pour un bouddhiste tibétain, l'état de santé parfait correspond à l'état d'un être« éveillé ». Seuls les êtres réalisés possèdent un équilibre parfait des trois formes d'énergies qui dirigent le corps : le Souffle, le Tripa ou Bile et le Péken ou Flegme. De la bonne circulation de ces énergies dépend notre état de santé. Les encens sont destinés à rééquilibrer l'énergie du vent. Cette énergie est celle qui dirige la respiration, les nerfs, la peau, la circulation sanguine et la tension nerveuse. Pour les artisans qui fabriquent nos encens, une journée de travail commence par un rituel. Après la purification des lieux, les ouvriers demandent la protection de leurs maîtres spirituels et des différentes divinités protectrices et dédient les bénéfices de toutes leurs actions favorables à tous les êtres. Chaque journée est consacrée à un type d'encens particulier, on ne fabrique jamais deux sortes d'encens en même temps. Après avoir pesé les différents ingrédients, le maître des encens les mélanges. Ces préparations sont tenues secrètes et je n'ai pas été autorisé à photographier ce moment. Les encens sont faits de mélanges de plantes séchées broyées et de la sève d'une plante qui sert d'agglomérant. Les minéraux entrent rarement dans ces recettes et encore moins les produits animaliers. Les herbes sont mélangées dans des grandes bassines et malaxées à la main. Les assistants comme le « maître » sont très concentrés. Les uns et les autres récitent des mantras. C'est un travail très physique qui nécessite beaucoup de force.

Encens Lama Ganghen:
L'encens est fabriqué artisanalement en même temps que des médicaments tibétains et ceci sous la supervision constante d'un médecin tibétain. Certaines gammes comprennent des encens de guérison avec l'agar ainsi qu'une catégorie ayant une influence médicale sur le corps et l'esprit.


Thés Népalais

BREVE HISTOIRE DU THE AU NEPAL (sources : Consul Honoraire du Népal en France)
Vers 1873, le colonel Gajraj Singh Thapa, gendre du célèbre Premier Ministre Jung Bahadur Rana, était en voyage vers Darjeeling. Il fut impressionné à la vue des jeunes plants de thé et par cette agréable boisson qu’on lui offrait partout où il allait. Il décida alors de cultiver les théiers dans la ville de Ilam.
Gajraj Singh Thapa était le gouverneur général de l’Est du Népal. Son beau père lui avait attribué le district entier sous la forme d’un « birta » (une terre libre de location). Bientôt le colonel fit mettre en œuvre deux plantations : Ilam et Soktim Tea Estate de 52 hectares chacune et commença ainsi l’industrie du thé népalais. La première production de thé népalais fut donc un thé orthodoxe des collines. L’industrie du thé au Népal était à cette époque du domaine du gouvernement et ce jusque vers le début des années 90.
En 1985 le gouvernement déclara les cinq districts de l’Est du Népal, Jhapa, Ilam, Panchtar, Terhathum et Dhankuta « Tea Zone » (Région du thé). A l’exception de Jhapa, tous ces districts étaient situés dans les collines. Après la libéralisation de l’économie le secteur privé commença à investir dans l’industrie du thé. Entre 1985 et 1999 l’essentiel du développement consista en la création de trois nouvelles zones de plantations et de sept nouvelles fabriques. Plus tard, en 1997, le gouvernement de sa majesté du Népal décida de privatiser le secteur public des plantations et des fabriques.
Toutes ces années l’industrie du thé au Népal a cru progressivement. En 1920 il y avait seulement deux plantations qui occupaient une surface de 120 hectares. Aujourd’hui les jardins de thé couvrent une surface de 16 000 hectares environ. La production a aussi fortement augmenté d’un peu plus de 2 tonnes en 1920 à 140 000 tonnes environ aujourd’hui. Cette industrie emploie aujourd’hui environ 25 000 personnes.
Les zones de plantation sont localisées dans quatre districts de l’Est du Népal, Ilam, Terathum, Dhankuta et Panchtar. La plupart des théiers sont des hybrides de la variété chinoise « camelia sinensis ». Les jardins de thé sont situés à une altitude qui varie entre 1000 et 2000 mètres au dessus du niveau de la mer et produisent l’un des thés les plus exquis du monde.
Les conditions climatiques des collines sont parfaitement appropriées pour produire du thé orthodoxe, tandis la plaine du Téraï produit uniquement du thé CTC (Crush-Tear-Curl).
Depuis quelques années, certains producteurs de thé népalais ont relevé le défi de la production de l’ "Organic Tea" (Le Thé "bio").
Les précurseurs en la matière sont les producteurs du Kanchenjunga Tea Estate, autour de Phidim et Panchtar qui produisent exclusivement du thé orthodoxe.